Récital Jean-Jacques FIMBEL

Récital Jean-Jacques FIMBEL , le 13 Janvier 2007

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Culture et loisirs – Au château Kiener / Récital organisé par Guitarmaniaks

Voix et cordes s’accordent

Le public fut convié à un merveilleux voyage dans le temps, initié par l’utilisation de l’ancêtre direct de la guitare, la vihuela. Jean-Jacques Fimbel entama sa démonstration par quelques pièces de deux vihuelistes et compositeurs espagnols de la Renaissance, Luys de Narvaez et Diego Pisador. Sa fille Samantha l’accompagna en chantant pour clôturer le répertoire de chacun des deux artistes ibériques.

presse-jj-sam.jpg Le duo ainsi formé a très vite conquis les spectateurs, tant l’alchimie entre le père et la fille était remarquable. Le récital continua ensuite sa lente remontée dans le temps avec d’autres morceaux, joués à la guitare classique. Jean-Jacques Fimbel, grand et seul maître des cordes de son instrument, interpréta avec virtuosité une suite du compositeur allemand Weiss, datée du 18e et teintée de musique orientale. S’en suivit une fraction magistralement jouée et chantée de l’opéra Paride! ed Elena de Gluck, un autre artiste allemand.
Après l’entracte, Jean-Jacques Fimbel ramena le public au 20e, avec cinq préludes et le choros n°1 du compositeur brésilien Villa Lobos. Ils furent exécutés avec une intensité extraordinaire, sans aucune partition. Le public enchanté acclama les prouesses des deux virtuoses. Lors du premier rappel, deux amis de longue date de Jean-Jacques Fimbel, coiffés de bonnets péruviens, le rejoignirent à la guitare pour former un admirable trio.
Sa fille Samantha accompagna ensuite les trois musiciens pour interpréter deux fois de suite un classique de la Bossa Nova et du jazz, The Girl from Ipanema. Au final, le spectacle a été une grande réussite et a fait preuve d’originalité face aux concerts habituels, plus conventionnels. Les deux artistes ont su créer à travers leur musique un lyrisme éclatant et une sensibilité incroyable, en envoûtant leur public.

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Philippe Denilauler, Jean-Marc Clergue et Jean-Jacques Fimbel.

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